L’Organisation mondiale de la santé (OMS) se veut rassurante face aux inquiétudes suscitées par l’apparition de cas mortels de hantavirus à bord du navire MV Hondius. Dans un communiqué consulté par la rédaction centrale de La Prunelle RDC, l’organisation affirme que le risque de propagation à grande échelle reste « absolument faible » et qu’il ne s’agit nullement d’un scénario comparable à la pandémie de COVID-19.
Selon les autorités sanitaires, l’épidémie signalée le 2 mai 2026 à bord du navire a causé trois décès. L’OMS précise toutefois que ce virus, bien que dangereux, se transmet dans des conditions très limitées.
« Il s’agit d’un virus dangereux, mais uniquement pour la personne réellement infectée. Le risque pour la population générale reste quant à lui extrêmement faible », a déclaré Christian Lindmeier, porte-parole de l’OMS, lors d’un point de presse à Genève.
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L’organisation souligne que le hantavirus se transmet difficilement, même entre des personnes partageant une même cabine. Contrairement à des maladies hautement contagieuses comme la rougeole ou le COVID-19, sa propagation nécessite un contact étroit et prolongé.
Pour l’OMS, il est donc important d’éviter tout amalgame avec les pandémies récentes, malgré les craintes provoquées par cette situation sanitaire survenue à bord du navire.
Le communiqué précise que le MV Hondius, appartenant à Oceanwide Expeditions, avait quitté Ushuaïa le 1er avril en direction de Tenerife. L’épidémie recensée à bord aurait déjà fait trois morts, avec cinq cas confirmés et trois cas suspects selon l’OMS.
Pendant ce temps, les autorités sanitaires poursuivent l’identification des cas contacts. Certaines personnes exposées au virus, dont une hôtesse de l’air ayant pris en charge une passagère malade décédée peu après, ont toutefois été testées négatives.
« N’oublions pas que les résultats des tests sont négatifs chez les couples qui étaient proches d’elle, qui ont porté ses vêtements, ainsi que chez l’hôtesse de l’air qui s’est occupée de la femme malade », a rappelé Christian Lindmeier.
L’OMS estime que ces éléments démontrent que le virus reste peu transmissible entre humains.
Les hantavirus sont principalement transmis par des rongeurs infectés ou leurs sécrétions. L’être humain peut être contaminé par contact avec ces animaux ou par inhalation de particules contaminées. Certaines souches, notamment le virus des Andes, peuvent exceptionnellement se transmettre entre humains, mais ces cas restent rares.
En l’absence de vaccin ou de traitement spécifique, l’OMS rappelle que la prévention demeure le moyen le plus efficace de protection contre cette maladie.
Vinciane Ntabala
