RDC : le gouvernement ajuste à la hausse les prix des produits pétroliers sur fond de crise au Moyen-Orient

Réunion du Comité de suivi des prix des produits pétroliers (CSPPP) présidée le 17/03/2026

Le gouvernement congolais a procédé à un réajustement des prix des produits pétroliers sur l’ensemble du territoire national, à la suite des réunions du Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) tenues les 15 et 16 avril 2026 à Kinshasa, selon un communiqué de presse du ministère de l’Économie nationale.

Cette décision intervient dans un contexte marqué par la crise persistante au Moyen-Orient, dont les répercussions continuent d’impacter les prix des produits pétroliers raffinés sur le marché international. Les autorités congolaises expliquent que cette mesure vise à préserver le pouvoir d’achat de la population tout en atténuant les effets des fluctuations mondiales sur l’économie nationale.

Lire aussi : Kamituga : le litre de carburant grimpe à 10.000 FC, un casse-tête pour la population

À l’issue de ces travaux, de nouvelles structures tarifaires ont été adoptées pour toutes les zones d’approvisionnement du pays, notamment l’Ouest, le Nord, le Sud et l’Est. Ainsi, le prix du gasoil à la pompe passe de 2.430 FC à 2.635 FC le litre, tandis que celui de l’essence est revu à la hausse, de 2.440 FC à 2.640 FC le litre.

Les prix varient toutefois selon les zones. Dans la zone Sud, le litre d’essence est désormais fixé à 3.930 FC et celui du gasoil à 4.435 FC. Dans la zone Est, les prix atteignent 4.400 FC pour l’essence et 5.600 FC pour le gasoil.

Pour les zones minières du Sud, les tarifs sont exprimés en dollars américains, avec un prix du gasoil fixé à 3,12 dollars le litre et celui de l’essence à 2,55 dollars le litre, en tenant compte des spécificités d’approvisionnement et des réalités du marché local dans ces zones.

Afin de garantir la disponibilité des produits pétroliers sur le marché national, le gouvernement prévoit la mise en œuvre d’un mécanisme de paiement d’avances aux sociétés commerciales (SOCOM), avec l’appui des ministères sectoriels, pour renforcer les stocks.

Par ailleurs, le CSPPP a retenu le principe du paiement anticipé des avances au titre des PMAG, en amont du processus de certification trimestrielle, en vue de répondre aux contraintes de trésorerie liées à la conjoncture actuelle.

Les réunions ont connu la participation de plusieurs acteurs du secteur pétrolier, notamment l’Entreprise nationale de gestion des infrastructures pétrolières (ENGIP), le Groupement professionnel des distributeurs de produits pétroliers (GPDPP), le Comité professionnel des pétroliers nationaux (CPPN), ainsi que des sociétés telles que TotalEnergies, Cobil SA, Sogaz, SPSA Cobil et SEP Congo pour les zones Nord et Ouest.

Pour les zones Sud et Est, ont également pris part aux travaux des représentants de Petrocam, Sonahydroc, Engen ainsi que des responsables des commissions hydrocarbures de la FEC/Est et du Haut-Katanga.

Lire aussi : Bukavu : la flambée du prix du carburant perturbe le transport en commun

Des délégués de la Présidence de la République, de la Primature, des ministères des Hydrocarbures, des Finances et du Portefeuille, ainsi que de la Direction générale des douanes et accises (DGDA) et de la Banque centrale du Congo ont également participé à ces assises.

Divine Busime

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.