Sud-Kivu : suspension immédiate du processus d’élaboration du cahier des charges de Lugushwa Mining

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Sur un site minier à Kamituga, Sud-Kivu. Ph. La Prunelle RDC

Le ministère provincial des Mines, de l’Énergie et des Ressources hydrauliques du Sud-Kivu a ordonné la suspension immédiate du processus de relance de l’élaboration du cahier des charges de responsabilité sociétale initié par la société Lugushwa Mining SAU. La décision est contenue dans une correspondance officielle datée d’avril 2026 et adressée au Directeur général de cette entreprise.

Dans ce document, le ministre accuse réception de la lettre laquelle la société annonçait la reprise imminente de ce processus, en lien avec des échanges antérieurs remontant à 2023 et 2024. Tout en saluant la démarche, l’autorité provinciale invoque les dispositions du Code minier révisé et du Règlement minier pour justifier sa décision de surseoir à toute activité y afférente.

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Le ministre instruit formellement Lugushwa Mining SAU de suspendre « avec effet immédiat » toute démarche ou descente sur terrain liée à l’élaboration du cahier des charges. Cette mesure vise à garantir un meilleur encadrement institutionnel, ainsi que la transparence et le suivi rigoureux des opérations minières dans la province.

Avant toute reprise des activités, la société est tenue de se présenter devant le gouverneur de la province du Sud-Kivu. Elle devra y présenter l’ensemble de ses titres miniers en cours de validité ainsi que la documentation complète et détaillée de ses projets d’exploitation.

Ce n’est qu’après l’obtention du quitus de l’autorité provinciale que le ministère des Mines pourra délivrer un récépissé officiel autorisant la poursuite du processus.

Le ministère précise qu’un chronogramme de déploiement sera ensuite défini conjointement avec l’entreprise, en tenant compte des réalités du terrain et des impératifs sécuritaires actuels dans la zone d’intervention, notamment en territoire de Mwenga.

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La correspondance enjoint également aux services techniques du secteur minier ainsi qu’aux services de sécurité de veiller à l’application stricte de cette directive.

Par cette décision, le gouvernement provincial réaffirme son rôle de régulateur du secteur minier et sa volonté de renforcer le contrôle institutionnel sur les activités extractives dans un contexte marqué par des enjeux à la fois économiques et sécuritaires.

Jean-Luc M.

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