Afrique : plus de 3.000 morts et 13 millions de personnes affectées par les phénomènes météorologiques extrêmes en 2025, alerte l’OMM

Les phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes ont affecté au moins 13 millions de personnes et causé plus de 3.000 décès à travers l’Afrique en 2025, selon un nouveau rapport de l’Organisation météorologique mondiale (OMM). L’institution onusienne met en garde contre les conséquences croissantes du changement climatique sur les populations, les économies et les écosystèmes du continent.

Dans son rapport, l’OMM souligne que les événements climatiques extrêmes ont eu des répercussions sur tous les secteurs de l’économie et de la société. Les inondations ont représenté plus de la moitié des catastrophes enregistrées sur le continent au cours de l’année.

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Parmi les épisodes les plus meurtriers, l’organisation cite les graves inondations survenues au Nigeria en mai 2025, qui ont fait plus de 200 morts, ainsi que celles enregistrées en République démocratique du Congo en avril, ayant causé plus de 160 décès. Dans la Corne de l’Afrique, la sécheresse a affecté plus de 8,5 millions de personnes, tandis que la saison cyclonique 2024-2025 a été particulièrement active dans le sud de l’océan Indien.

L’OMM relève également que l’Afrique se réchauffe plus rapidement que la moyenne mondiale. Les glaciers africains ont perdu plus de 90 % de leur superficie depuis la fin du XIXe siècle. Sur le mont Kilimandjaro, la superficie glaciaire est passée de 11,4 km² en 1900 à moins d’un kilomètre carré ces dernières années.

Le rapport indique par ailleurs que le réchauffement des océans se poursuit dans toute la région africaine, accompagné de vagues de chaleur marines généralisées. Même si les températures de surface des océans observées en 2025 étaient inférieures aux records de 2023 et 2024, elles restent parmi les plus élevées enregistrées au cours des dix dernières années.

« Le réchauffement des océans se poursuit dans toute la région, accompagné de vagues de chaleur marines généralisées. L’acidification des océans se poursuit également, avec un pH de surface record observé dans la majeure partie de la région en 2025 », précise l’OMM.

Selon l’organisation, ce phénomène menace les écosystèmes marins ainsi que les moyens de subsistance des communautés qui en dépendent. L’élévation du niveau de la mer le long des côtes africaines entre 1999 et 2025 dépasse la moyenne mondiale de 3,6 millimètres par an dans plusieurs régions. Elle atteint environ 4,2 mm par an sur la côte atlantique, 5,2 mm sur les côtes de l’océan Indien et 5,6 mm dans la mer Rouge.

Face à ces défis, l’OMM déplore que seuls 40 % des pays africains disposent actuellement de systèmes d’alerte précoce multirisques, pourtant essentiels pour sauver des vies et protéger les moyens de subsistance des populations.

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L’organisation note néanmoins des progrès encourageants, notamment une meilleure collaboration entre les services météorologiques, les structures de gestion des catastrophes et les autorités locales. Elle souligne également les avancées réalisées dans les services climatologiques, notamment les prévisions saisonnières, qui renforcent les capacités de préparation et d’intervention face aux catastrophes naturelles.

L’OMM appelle ainsi à renforcer les systèmes d’alerte précoce et les mécanismes d’adaptation afin de limiter les conséquences du changement climatique, dont les effets se font sentir de plus en plus durement sur le continent africain.

Trésor Wilondja

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