Le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) a lancé un nouvel appel urgent en faveur de la protection des femmes enceintes et de l’amélioration des soins maternels à travers le monde, dénonçant une situation où donner la vie reste encore un risque mortel pour des millions de femmes, particulièrement dans les zones touchées par les conflits et les crises humanitaires.
Dans son message, l’agence onusienne rappelle qu’à travers le monde, une femme meurt toutes les deux minutes des suites de complications liées à la grossesse ou à l’accouchement, alors que la majorité de ces décès pourraient être évités grâce à des soins adaptés et accessibles.
Pour l’UNFPA, cette réalité constitue l’une des plus graves injustices sanitaires actuelles. L’organisation souligne que les femmes vivant dans des régions marquées par les conflits armés, les déplacements de populations ou l’effondrement des systèmes de santé sont les plus exposées.
Dans plusieurs zones en crise, les centres de santé sont détruits, les médicaments manquent et le personnel médical qualifié devient insuffisant ou inaccessible. Dans ces conditions, la maternité se transforme souvent en une situation de survie plutôt qu’en un moment de joie.
L’UNFPA précise également que les décès maternels ne représentent qu’une partie visible de la crise. Pour chaque femme qui perd la vie, entre 20 et 30 autres souffrent de complications graves pouvant entraîner des séquelles physiques ou psychologiques durables.
Parmi ces conséquences figurent notamment les infections chroniques, les lésions liées à l’accouchement, les handicaps physiques ou encore les traumatismes psychologiques qui affectent durablement la vie des mères et de leurs familles.
L’organisation insiste sur le fait que bénéficier d’une grossesse et d’un accouchement sécurisés ne devrait jamais être considéré comme un privilège réservé à certaines catégories sociales ou à certains pays développés.
« Vivre sa maternité sans danger est un droit humain fondamental », rappelle l’UNFPA, qui appelle les gouvernements, les partenaires internationaux et les communautés à renforcer les investissements dans les systèmes de santé maternelle.
Pour répondre à cette urgence, l’agence des Nations Unies affirme poursuivre ses actions sur le terrain à travers plusieurs initiatives, notamment le déploiement de sages-femmes et de personnels qualifiés dans les zones de crise, l’appui aux structures sanitaires locales ainsi que la mise en place de dispositifs d’urgence pour les femmes enceintes.
L’UNFPA estime que protéger la santé des mères revient également à protéger les familles, les communautés et l’avenir des sociétés entières.
Face à l’ampleur du phénomène, l’organisation appelle enfin à une mobilisation internationale plus forte afin que plus aucune femme ne perde la vie en donnant naissance.
