Les autorités sanitaires de la zone de santé de Beni appellent la population à faire preuve de vigilance face à la désinformation qui circule autour de la maladie à virus Ebola. Elles estiment que les fausses informations relayées notamment sur les réseaux sociaux compromettent les efforts de riposte engagés dans plusieurs zones affectées du Nord-Kivu.
Le médecin chef de zone de Beni, le Dr. Michel Tosalisana, a dénoncé les campagnes de désinformation qu’il considère comme un obstacle majeur à la lutte contre l’épidémie. Selon lui, ces messages contribuent à démoraliser les communautés ainsi que les équipes engagées dans la riposte.
« Nous sommes en train de décourager les intox qui démoralisent la communauté. La maladie existe et elle tue. S’attaquer à l’équipe de riposte, c’est tout simplement mettre en péril la vie de nos concitoyens », a déclaré le Dr. Michel Tosalisana.
Face à cette situation, les autorités sanitaires indiquent avoir renforcé les activités de sensibilisation en collaboration avec les agents de santé communautaires afin de promouvoir les informations officielles et d’encourager l’adhésion de la population aux mesures de prévention.
Les responsables de la santé appellent ainsi les habitants à ne pas se laisser influencer par les informations non vérifiées diffusées sur les plateformes numériques et à se référer aux sources sanitaires autorisées.
Dans un contexte marqué par la persistance de la maladie à virus Ebola dans plusieurs zones de santé du Nord-Kivu, les autorités rappellent que la collaboration communautaire demeure essentielle pour briser la chaîne de transmission.
Selon elles, le succès de la riposte repose non seulement sur les capacités médicales, mais également sur la confiance des populations et le respect des mesures préventives ainsi que des consignes sanitaires édictées par les services compétents.
