Le Syndicat national des médecins (Synamed) a annoncé un durcissement de son mouvement de grève en République démocratique du Congo avec le lancement de l’opération « Hôpitaux sans médecins ». Cette nouvelle étape vise à accentuer la pression sur le gouvernement afin d’obtenir des réponses concrètes aux revendications du personnel médical.
Dans un communiqué, le Synamed appelle les médecins exerçant dans les établissements publics de santé à renforcer leur mobilisation. Le syndicat explique que cette décision intervient après plusieurs tentatives de dialogue et des échanges avec les autorités qui, selon lui, n’ont pas permis de trouver des solutions satisfaisantes aux préoccupations du corps médical.
Les médecins réclament notamment l’amélioration de leurs conditions de travail, le respect des engagements pris par le gouvernement, la régularisation de leurs rémunérations ainsi qu’une meilleure prise en charge du personnel de santé. Pour le Synamed, ces revendications sont indispensables pour améliorer la qualité des soins et renforcer les performances du système de santé congolais.
Avec le lancement de l’opération « Hôpitaux sans médecins », d’importantes perturbations sont attendues dans plusieurs établissements sanitaires publics du pays. Le mouvement pourrait affecter la prise en charge des patients dans plusieurs provinces, même si le syndicat demande aux médecins de continuer à assurer les soins d’urgence conformément aux dispositions prévues en période de grève.
Le Synamed estime que seule une réponse concrète du gouvernement permettra de mettre fin à cette crise sociale qui intervient dans un contexte où le système de santé de la République démocratique du Congo demeure confronté à de nombreux défis, notamment le manque de ressources, les faibles rémunérations et les conditions de travail difficiles.
Alors que le mouvement se durcit, les regards restent tournés vers les autorités gouvernementales, appelées à reprendre les négociations avec les représentants des médecins afin de trouver une issue rapide à ce conflit social et de limiter son impact sur l’accès aux soins pour la population.
