L’épidémie de la maladie à virus Ebola continue de progresser en République démocratique du Congo. Au 9 juillet 2026, le pays totalise 1.792 cas confirmés et 625 décès, selon le dernier bulletin hebdomadaire de l’Institut national de santé publique (INSP). Face à cette évolution, les autorités sanitaires poursuivent le renforcement des activités de surveillance, de prise en charge des malades et de riposte dans les 37 zones de santé touchées.
Les données figurent dans le rapport hebdomadaire de l’INSP consulté par la rédaction centrale de La Prunelle RDC ce vendredi 10 juillet 2026.
Selon ce bulletin, 33 nouveaux cas confirmés et 25 nouveaux décès ont été enregistrés depuis la précédente mise à jour, confirmant la poursuite de la circulation du virus dans les provinces affectées.
Parallèlement, 295 patients ont été déclarés guéris, tandis que 764 personnes sont actuellement prises en charge dans les Centres de traitement Ebola (CTE). Le taux de létalité est estimé à 34,1 %, alors que le taux de suivi des personnes contacts atteint 78,6 %. Les autorités précisent que les trois provinces officiellement touchées restent l’Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu.
L’Ituri demeure l’épicentre de cette 17ᵉ épidémie avec 25 zones de santé concernées, notamment Aru, Aungba, Bambu, Bunia, Damas, Drodro, Gety, Kilo, Komanda, Lita, Logo, Mambasa, Mangbwalu, Mangala, Nizi, Nyankunde, Rimba, Rwampara, Tchomia, Kambala, Nia-Nia, Fataki, Lolwa et Mandima.
Au Nord-Kivu, considéré comme une province sous surveillance prioritaire, 11 zones de santé sont affectées : Beni, Butembo, Goma, Kalunguta, Katwa, Kyondo, Oicha, Masereka, Vuhovi, Mabalako et Musienene.
Au Sud-Kivu, la situation demeure relativement stable. La province totalise trois cas confirmés, dont un décès, tous enregistrés dans la zone de santé de Miti-Murhesa, où aucun nouveau cas n’a été confirmé depuis le 26 mai 2026, bien qu’une surveillance active y soit maintenue.
L’INSP souligne que la prise en charge médicale continue d’enregistrer des résultats encourageants, avec une augmentation du nombre de patients guéris. Toutefois, l’institut rappelle que le succès de la riposte dépend du respect des mesures de prévention, du signalement rapide des cas suspects et de la collaboration des communautés avec les équipes sanitaires.
Le rapport indique également que le dispositif de coordination a été renforcé sur le terrain avec la présence du ministre de la Santé, du secrétaire général à la Santé et de plusieurs cadres du ministère à Bunia. Une mission conjointe des équipes nationales et de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) est également déployée à Beni afin d’évaluer et d’adapter les stratégies de riposte.
Les autorités sanitaires précisent par ailleurs que 10 nouvelles guérisons ont été enregistrées en Ituri et au Nord-Kivu.
L’INSP rappelle que la souche Bundibugyo du virus Ebola ne dispose, à ce jour, ni d’un vaccin homologué ni d’un traitement spécifique, ce qui rend essentielles les mesures de prévention, la surveillance épidémiologique et la détection précoce des cas.
Les autorités invitent enfin toute personne présentant des symptômes évocateurs de la maladie ou confrontée à un cas suspect à contacter gratuitement le numéro vert 151 afin de bénéficier d’une prise en charge rapide et de limiter la propagation du virus.
Il convient de rappeler que deux cas de maladie à virus Ebola ont récemment été confirmés à Kisangani, dans la province de la Tshopo, illustrant l’extension géographique de cette 17ᵉ épidémie en République démocratique du Congo.
