Au moins 17 travailleurs de la santé sont décédés parmi les 75 infectés par la maladie à virus Ebola, souche Bundibugyo, depuis le début de l’épidémie en République démocratique du Congo, selon les autorités sanitaires internationales.
Ce bilan a été présenté par Marie Roseline Belizaire, directrice des opérations d’urgence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui souligne que les personnels soignants figurent parmi les catégories les plus exposées à la maladie.
« Au début de l’épidémie, les travailleurs de santé étaient les premiers à être infectés. J’ai rencontré les quatre survivants de l’épidémie, et quand ils vous expliquent comment ils ont été infectés, cela peut vraiment vous briser le cœur », a-t-elle déclaré.
Avec 17 décès sur 75 cas d’infection recensés parmi les agents de santé, le taux de létalité au sein de cette catégorie atteint environ 22,7 %.
Cette situation intervient alors qu’un mois après la déclaration de l’épidémie en République démocratique du Congo, l’organisation Médecins Sans Frontières (MSF) a alerté sur plusieurs insuffisances susceptibles de compromettre les efforts de riposte, malgré une intensification récente des interventions.
Selon MSF, les faiblesses observées concernent notamment le diagnostic, la surveillance épidémiologique, la recherche et le suivi des contacts ainsi que l’engagement communautaire.
L’organisation humanitaire appelle à une mobilisation urgente et à une réponse plus adaptée à l’ampleur de la crise afin de limiter la propagation du virus et de renforcer la protection des personnels de santé, particulièrement exposés au risque d’infection.
Depuis le début de cette 17ᵉ épidémie d’Ebola due à la souche Bundibugyo, plusieurs partenaires nationaux et internationaux sont mobilisés aux côtés des autorités congolaises pour tenter de contenir la maladie, dans un contexte marqué par l’insécurité et les déplacements de populations dans l’est du pays.
