Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a tiré la sonnette d’alarme face à la progression de l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo, appelant la communauté internationale à mobiliser davantage de ressources pour renforcer la riposte. Dans une publication diffusée jeudi 27 août 2026 sur le site des Nations unies, il a notamment dénoncé ce qu’il qualifie de « virus de l’indifférence », alors que les besoins humanitaires et sanitaires continuent de s’accroître.
Selon les estimations citées dans cette alerte, les ressources actuellement disponibles pour répondre à l’épidémie ne permettraient de poursuivre certaines opérations que pendant quelques semaines encore, alors que la propagation du virus demeure rapide et que les capacités de réponse doivent être renforcées.
La situation reste particulièrement préoccupante en RDC. Plus de 5.600 cas et environ 2.700 décès ont été enregistrés dans six provinces touchées depuis le début de l’épidémie, déclarée à la mi-mai 2026. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime que certains progrès ont été réalisés dans les efforts de riposte, mais la transmission du virus n’est pas encore totalement maîtrisée.
Face à l’ampleur de la crise, António Guterres estime que « le défi est immense ».
« Nous savons comment contenir Ebola, comment interrompre la transmission et comment sauver des vies », a-t-il déclaré.
Le secrétaire général de l’ONU souligne toutefois qu’environ 500 nouveaux cas continuent d’être signalés chaque semaine, alors que la réponse humanitaire reste insuffisamment financée.
Pour lui, au-delà du virus Ebola, la communauté internationale doit également combattre « un autre virus : le virus de l’indifférence ».
António Guterres prévient que sans financements supplémentaires, des opérations essentielles risquent de manquer de ressources au moment même où elles devraient être accélérées pour freiner la propagation de la maladie. Il appelle ainsi à une mobilisation financière accrue en faveur de la riposte.
L’argent ne constitue cependant qu’une partie du problème, souligne le chef des Nations unies. L’épidémie s’est développée dans une région fragilisée depuis plusieurs décennies par les conflits armés, les déplacements massifs des populations et l’affaiblissement des structures sanitaires.
La province de l’Ituri, épicentre de l’épidémie, concentre une grande partie des cas enregistrés. Les conflits et les déplacements de populations compliquent davantage l’accès aux soins et les opérations de surveillance, alors que l’insécurité continue de peser sur le travail des équipes sanitaires et humanitaires.
La riposte est également confrontée à d’importants défis sur le terrain. Des professionnels de santé ont perdu la vie dans le cadre de cette épidémie, tandis que des centres de traitement et des ambulances ont été la cible d’attaques dans certaines zones.
Les équipes humanitaires et sanitaires se retrouvent ainsi confrontées à une double difficulté : poursuivre leur travail de lutte contre Ebola tout en faisant face à l’insécurité, aux déplacements de populations et, dans certaines communautés, à la méfiance et à la résistance face aux interventions sanitaires.
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L’OMS rappelle que l’épidémie de maladie à virus Bundibugyo en cours en RDC est devenue la plus importante jamais enregistrée dans le pays et connaît une progression particulièrement rapide. Les autorités sanitaires et leurs partenaires appellent à un renforcement urgent de la surveillance, de la prise en charge des malades, du suivi des contacts et de l’appui aux professionnels de santé en première ligne.
Alors que les besoins augmentent et que la transmission se poursuit, António Guterres appelle donc à une mobilisation internationale urgente afin d’éviter que le manque de ressources ne compromette davantage les efforts déployés pour contenir l’épidémie et sauver des vies en République démocratique du Congo.
