L’épidémie de maladie à virus Ebola poursuit sa progression dans l’Est de la République démocratique du Congo. Au total, 5.794 cas confirmés ont été enregistrés dans six provinces, avec 2.786 décès et 1.293 personnes guéries, selon le rapport de situation arrêté au 26 août 2026 et publié le 27 août par l’Institut national de santé publique (INSP).
Le taux de létalité global est estimé à 48,1 %, précise le rapport.
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Deux nouvelles zones touchées au Nord-Kivu
Au cours de la période considérée, deux nouvelles zones de santé ont été touchées au Nord-Kivu : Biena et Manguredjipa.
Le nombre de zones affectées dans cette province passe ainsi à 15 sur les 34 zones de santé qu’elle compte. Selon les autorités sanitaires, la détection de nouveaux foyers doit permettre d’orienter rapidement les interventions de riposte vers les zones concernées.
Le rapport indique également que 24 patients ont été déclarés guéris après avoir obtenu deux résultats négatifs. À ce jour, 843 patients sont en isolement ou hospitalisés.
Le taux global de suivi des contacts est, quant à lui, évalué à 82,3 %.
La vaccination se poursuit dans les zones affectées
Sur le plan de la prévention, la vaccination avec le vaccin ERVEBO a démarré dans la zone de santé de Buta, dans la province du Bas-Uélé.
Parallèlement, les activités de dépistage, de promotion de l’hygiène des mains et de sensibilisation des voyageurs se poursuivent aux différents points d’entrée et de contrôle.
L’ensemble des alertes validées comme cas suspects ont été investiguées, selon le rapport. Les personnes suspectes ont été orientées vers les structures de prise en charge, tandis que les laboratoires des provinces affectées poursuivent l’analyse des échantillons.
Des actions de communication de proximité, de dialogue communautaire et de mobilisation des leaders religieux et communautaires ont également été menées dans plusieurs provinces afin d’améliorer l’adhésion des populations aux mesures de prévention et de riposte.
60 zones de santé désormais touchées
La souche Bundibugyo touche désormais 60 zones de santé réparties dans six provinces, selon les données de l’INSP.
En Ituri, qui demeure l’épicentre de l’épidémie, 28 zones de santé sur 36 sont touchées : Aru, Aungba, Bambu, Bunia, Damas, Drodro, Gety, Kilo, Komanda, Lita, Logo, Mambasa, Mangala, Mongbwalu, Nizi, Nyankunde, Rimba, Rwampara, Tchomia, Kambala, Nia-Nia, Fataki, Mandima, Lolwa, Boga, Ariwara, Mahagi et Adja.
Au Nord-Kivu, 15 zones sur 34 sont concernées : Beni, Biena, Butembo, Goma, Kalunguta, Katwa, Kyondo, Oicha, Vuhovi, Lubero, Mabalako, Masereka, Musienene, Mutwanga et Manguredjipa.
Dans la Tshopo, 7 zones de santé sur 23 sont touchées : Bafwasende, Kabondo, Lubunga, Makiso-Kisangani, Mangobo, Wanie-Rukula et Tshopo.
Le Haut-Uélé compte 6 zones touchées sur 13 : Boma Mangbetu, Gombari, Isiro, Pawa, Rungu et Wamba.
Au Bas-Uélé, 3 zones sur 11 sont affectées : Buta, Viadana et Ganga.
Au Sud-Kivu, la zone de santé de Miti-Murhesa demeure la seule zone affectée. Elle totalisait toutefois 87 jours sans nouveau cas confirmé, selon le rapport.
La vaccination des agents de première ligne officiellement lancée
Par ailleurs, le ministre de la Santé publique a officiellement lancé, ce jeudi 27 août, la vaccination contre la maladie à virus Ebola au bénéfice des personnels de santé et des travailleurs de première ligne dans les provinces de la Tshopo, du Bas-Uélé et du Haut-Uélé.
Cette première phase cible notamment les médecins, infirmiers, laborantins, ambulanciers et autres agents directement exposés au virus dans le cadre de la riposte contre cette épidémie.
Le recours au vaccin ERVEBO, initialement conçu contre la souche Zaïre du virus Ebola, intervient alors que la souche Bundibugyo circule actuellement dans les zones touchées.
Les autorités sanitaires indiquent que cette utilisation s’inscrit dans le cadre des décisions prises par les instances scientifiques compétentes, en concertation avec les partenaires impliqués dans la riposte, notamment l’Organisation mondiale de la Santé et Africa CDC.
Face à la progression de l’épidémie, les autorités sanitaires appellent enfin la population à maintenir la vigilance et à signaler tout cas suspect en contactant gratuitement le 151.
