Kalehe : des femmes déplacées privées d’accès aux champs à cause de l’insécurité à Ziralo

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Les femmes déplacées du groupement de Ziralo, dans le territoire de Kalehe au Sud-Kivu, éprouvent de grandes difficultés à accéder à leurs champs en raison de la dégradation de la situation sécuritaire dans les Hauts et Moyens Plateaux. Cette situation compromet leurs activités agricoles et réduit leurs possibilités de renforcer leur résilience face aux conséquences du déplacement.

Interrogées par le bulletin humanitaire Habari za Mahali, certaines femmes déplacées , indiquent que le groupement de Ziralo est actuellement marqué par des affrontements entre groupes armés. Ces violences ont provoqué de nouveaux déplacements massifs de populations, contraignant de nombreuses familles à abandonner leurs habitations et leurs moyens de subsistance.

Des déplacements qui éloignent davantage les femmes de leurs moyens de subsistance

Face à l’insécurité, plusieurs femmes ont fui vers différentes zones à la recherche de sécurité. Certaines se sont dirigées vers d’autres parties du territoire de Kalehe, tandis que d’autres ont rejoint le territoire de Masisi, ainsi que les groupements de Mubuku, Mbinga-Nord, Mbinga-Sud et Buzi. D’autres encore se seraient réfugiées dans des zones de brousse, sans accès à leurs champs ni aux autres moyens nécessaires à leur survie.

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Privées de leurs terres agricoles, ces femmes se retrouvent dans une situation de forte vulnérabilité. L’impossibilité de cultiver leurs champs compromet notamment leur capacité à produire de la nourriture pour leurs familles et à disposer de revenus pour répondre à leurs besoins essentiels.

Pour retrouver leur autonomie et renforcer leur résilience, les femmes déplacées plaident en faveur du rétablissement de la paix et de la sécurité dans les Hauts et Moyens Plateaux de Ziralo.

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Elles sollicitent également une assistance humanitaire urgente, notamment en vivres et en articles non alimentaires, en attendant une amélioration de la situation sécuritaire qui leur permettrait de regagner leurs villages et de reprendre leurs activités agricoles.

Pour ces femmes, le retour à une vie normale reste étroitement lié au rétablissement de la sécurité et à la possibilité de retrouver leurs champs, principale source de subsistance pour de nombreuses familles rurales.

Article produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali », une initiative du consortium RATECO et REMEL-GL avec le soutien de Media4dialogue de la Benevolencija.

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