L’épidémie de la maladie à virus Ebola poursuit sa progression en République démocratique du Congo. Au 7 juillet 2026, le pays totalise 1.759 cas confirmés et 600 décès, selon le dernier bulletin hebdomadaire de l’Institut national de santé publique (INSP). Face à cette évolution, les autorités sanitaires poursuivent le renforcement des activités de surveillance, de prise en charge et de riposte dans les 37 zones de santé concernées.
Les données sont contenues dans le rapport hebdomadaire de l’INSP consulté par la rédaction centrale de La Prunelle RDC ce jeudi 9 juillet 2026.
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Selon ce rapport, 51 nouveaux cas confirmés et 20 nouveaux décès ont été enregistrés depuis la précédente publication, traduisant une poursuite de la circulation du virus dans les provinces touchées.
Parallèlement, 750 patients ont été déclarés guéris, tandis que 285 personnes sont actuellement prises en charge dans les centres de traitement Ebola. Le taux de létalité est estimé à 34,1 %, alors que le taux de suivi des personnes contacts atteint désormais 80 %.
L’INSP signale également la détection de deux cas à Kisangani, dans la province de la Tshopo. L’un des patients présente un lien épidémiologique avec la zone de santé de Nia-Nia, en Ituri, tandis que les investigations se poursuivent pour déterminer l’origine de contamination du second cas. Les autorités précisent toutefois que les trois provinces officiellement touchées par l’épidémie demeurent, à ce stade, l’Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu.
L’Ituri reste l’épicentre de cette 17ᵉ épidémie avec 25 zones de santé affectées, notamment Aru, Aungba, Bambu, Bunia, Damas, Drodro, Gety, Kilo, Komanda, Lita, Logo, Mambasa, Mangbwalu, Mangala, Nizi, Nyankunde, Rimba, Rwampara, Tchomia, Kambala, Nia-Nia, Fataki, Lolwa et Mandima.
Au Nord-Kivu, considéré comme une province sous surveillance prioritaire, 11 zones de santé sont concernées : Beni, Butembo, Goma, Kalunguta, Katwa, Kyondo, Oicha, Masereka, Vuhovi, Mabalako et Musienene.
Dans le Sud-Kivu, la situation demeure relativement stable. La province totalise trois cas confirmés, dont un décès, concentrés dans la seule zone de santé de Miti-Murhesa, où aucun nouveau cas n’a été confirmé depuis le 26 mai 2026, bien qu’une surveillance active y soit maintenue.
L’Institut national de santé publique souligne que la prise en charge médicale continue d’enregistrer des résultats encourageants, avec un nombre croissant de patients guéris. Toutefois, il rappelle que la lutte contre l’épidémie repose avant tout sur le respect des mesures de prévention, le signalement rapide des cas suspects et la collaboration de la population avec les équipes de riposte.
L’INSP rappelle également que la souche Bundibugyo du virus Ebola ne dispose, à ce jour, ni d’un vaccin homologué ni d’un traitement spécifique, rendant indispensables les mesures de prévention et de surveillance.
Les autorités sanitaires invitent enfin toute personne présentant des symptômes évocateurs de la maladie ou confrontée à un cas suspect à contacter gratuitement le numéro vert 151, afin de permettre une prise en charge rapide et de limiter la propagation du virus.
