L’épidémie de la maladie à virus Ebola continue de progresser en République démocratique du Congo. Au 6 juillet 2026, le pays comptabilise 1.708 cas confirmés et 580 décès, selon le dernier rapport hebdomadaire de l’Institut national de santé publique (INSP). Les autorités sanitaires poursuivent le renforcement des interventions dans les provinces affectées afin de limiter la propagation de la maladie.
Ces données figurent dans le bulletin consulté par la rédaction centrale de La Prunelle RDC ce mercredi 8 juillet 2026.
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Selon l’INSP, 147 nouveaux cas confirmés et 74 nouveaux décès ont été enregistrés depuis le précédent rapport, traduisant une aggravation de la situation épidémiologique.
Parallèlement, 280 patients ont été déclarés guéris, soit 27 guérisons supplémentaires, tandis que 680 personnes sont actuellement prises en charge dans les structures de traitement.
Les équipes de riposte poursuivent également le suivi des personnes contacts, avec un taux de couverture estimé à 75,2 %, une activité jugée essentielle pour interrompre les chaînes de transmission.
Le rapport indique par ailleurs que l’épidémie s’est étendue à une nouvelle zone de santé, celle de Boga, en province de l’Ituri, portant à 25 le nombre de zones de santé touchées dans cette province, qui demeure l’épicentre de la flambée.
Les zones de santé affectées en Ituri sont : Aru, Aungba, Bambu, Bunia, Damas, Drodro, Gety, Kilo, Komanda, Lita, Logo, Mambasa, Mangala, Mongbwalu, Nizi, Nyankunde, Rimba, Rwampara, Tchomia, Kambala, Nia-Nia, Fataki, Lolwa, Mandima et Boga.
Le Nord-Kivu reste la deuxième province la plus touchée et demeure sous surveillance prioritaire avec 11 zones de santé affectées, à savoir Beni, Butembo, Goma, Kalunguta, Katwa, Kyondo, Oicha, Masereka, Vuhovi, Mabalako et Musienene.
Au Sud-Kivu, la situation demeure stable. La province compte toujours trois cas confirmés, dont un décès, concentrés dans la zone de santé de Miti-Murhesa. Aucun nouveau cas n’y a été confirmé depuis le 26 mai 2026, mais une surveillance active reste maintenue afin de prévenir toute reprise de la transmission.
L’Institut national de santé publique rappelle que le respect des mesures d’hygiène, la déclaration rapide des cas suspects et la collaboration avec les équipes de riposte demeurent essentiels pour freiner la propagation de la maladie à virus Ebola de souche Bundibugyo, pour laquelle il n’existe, à ce jour, ni vaccin homologué ni traitement spécifique.
Les autorités sanitaires invitent toute personne présentant des symptômes suspects ou confrontée à un cas présumé à contacter gratuitement le numéro vert 151 afin de permettre une prise en charge rapide.
