Quelques jours après l’enfouissement de la baleine échouée sur le littoral de Banana, dans le territoire de Muanda (Kongo Central), la ministre de l’Environnement et Développement durable, Marie Nyange, a reconnu que la République démocratique du Congo fait face à un manque d’expertise dans la prise en charge de ce type d’événements. Selon elle, le pays ne dispose actuellement que de deux spécialistes des baleines.
Intervenant sur cette question, la ministre a expliqué que cette insuffisance de compétences spécialisées a compliqué les premières interventions scientifiques destinées à effectuer les prélèvements et les analyses nécessaires sur le mammifère marin.
« J’étais en Belgique et je me disais que les scientifiques pouvaient aller sur place très rapidement faire des prélèvements et procéder aux analyses. Malheureusement, il s’est fait que les scientifiques spécialistes de cette question étaient en mission, parce que ce n’est pas n’importe qui qui aborde n’importe quelle problématique. Donc, il y a d’abord très peu de spécialistes des baleines », a déclaré Marie Nyange.
Face à cette réalité, la ministre a lancé un appel aux jeunes Congolais à s’intéresser davantage aux métiers et aux domaines scientifiques liés à la conservation de la biodiversité marine, estimant que le pays doit renforcer ses capacités pour mieux faire face à d’éventuels cas similaires à l’avenir.
Elle considère que le développement d’une expertise nationale dans ce domaine permettra d’améliorer la gestion des espèces marines et de renforcer la recherche scientifique en République démocratique du Congo.
Pour rappel, une baleine s’était échouée le 1er juillet 2026 sur le littoral de Banana, dans le territoire de Muanda, au Kongo Central. Après plusieurs jours d’évaluation, sa carcasse a été définitivement enfouie dans la nuit du 4 au 5 juillet à Makasamba, au terme d’une opération ayant mobilisé les autorités administratives, les services techniques, les autorités coutumières ainsi que plusieurs partenaires.
